Les Comités Sportifs en avant

Dans le désir de mettre en avant ses comités départementaux adhérents, le CDOS 22 a décidé de publier un article sur l'un de ses 55 comités.

Ce mois-ci, la lumière se pose sur :

LE TENNIS DE TABLE : UN SPORT POUR TOUS

Mai 2016

Gwenn Bozec occupe la place d’animatrice sportive du comité de tennis de table depuis 1997. Pour valoriser son sport et son métier, elle a accepté de répondre à nos questions avec la complicité de son président Didier BEGES.

Photo TdT 21- Comment se joue le tennis de table ? En individuel ? En équipe ?
Gwenn Bozec (GB) : « C’est un sport individuel qui se joue également en équipe : les performances de chaque compétiteur servant au résultat de l’équipe. Lors d’une rencontre par équipe, les 4 joueurs évoluent en simple et du double. Il existe également des compétitions purement individuelles.»

2- Quel public retrouve-t-on au tennis de table (âge, sexe…) ?
GB : « Le tennis de table est un sport abordable pour tous les publics : de 4 ans (baby ping) à 80 ans (vétérans 5). Par contre, les féminines représentent seulement 13%. Nous espérons voir ce chiffre augmenter. »

3- Dans le numéro 3 du CDOS 22 infos, nous avons vu que le tennis de table est un sport pratiqué par le handisport. Qu’en est-il dans le département ?
GB : « En effet, c’est un sport très pratiqué en handisport. La France y compte beaucoup de médaillés à chaque olympiade. En ce qui concerne les Côtes d’Armor, il existe deux sections handisport : à Yffiniac, où 2 personnes en situation de handicap s’entraînent avec les valides, et à Plérin où j’interviens en collaboration avec le centre Helio Marin. Grâce à mon Certificat Qualification Handisport (CQH) je peux y encadrer 8 personnes : enfants et adultes."

4- Quelles compétences sont nécessaires ou peut-on acquérir grâce au tennis de table ?
GB : « C’est un sport qui s’adapte. Tout le monde peut très vite prendre du plaisir devant une table. Une certaine adresse naturelle en facilite la pratique. En travaillant sur la coordination, la tonicité, les réflexes, le mental, un joueur peut très vite progresser. »

5- Est-il plus pratiqué en loisir ou en compétition ?
GB : « J’aurai tendance à dire d’un point de vue général que le tennis de table est plus pratiqué en loisir car je pense aussi au camping, aux tables dans les garages, aux centres de loisirs… Après si je me place au niveau des clubs, les deux sont possibles dans n’importe quel club du département mais souvent (pas tout le temps) après une ou deux saisons les gens se lancent dans la compétition. »

6- Comment fonctionnent les compétitions ? en fonction du classement ?...
GB : « Au niveau départemental, il existe 5 niveaux de la pré-régionale à la D4 pour le championnat par équipe sénior et 2 divisions jeunes : moins de 11 et moins de 15 ans. En compétition individuelle, il faut battre des joueurs mieux classés afin de progresser soi-même en classement et également changer de niveau de compétition (régional ou national par exemple). »Photo TdT 3

7- Dans le 22, combien y’a-t-il de clubs et de licenciés ?
GB : « Le comité départemental compte 38 clubs et actuellement 1614 licenciés. »

8- Quels sont le rôle et les objectifs du Comité Départemental (CD) et de son entraîneur ?
GB : « Le comité gère les compétitions départementales individuelles et par équipes, règle les différends entre clubs (très très rare), organise des stages pour les meilleurs jeunes du département sous ma responsabilité. Ses élus tentent de faire progresser le nombre de licenciés. Il est le trait d’union entre les clubs et la ligue pour ceux qui évoluent à un niveau supérieur et doit faire appliquer les règlements fédéraux sur son territoire. De mon côté, j’encadre des cours dans les clubs où il n’y a pas d’entraîneur. Mon but est de faire progresser les joueurs et de les amener le plus loin possible dans leur technique.»

9- Justement, quels sont les résultats sportifs dans le 22 ?
GB : « Cette saison, le club des 7 Iles TT (Perros - Pleumeur Bodou) et 2 équipes de Plérin évoluent en nationale 3. Quelques jeunes participent au niveau le plus haut du Critérium Fédéral (individuel)."

10- Quels sont vos événements et vos futurs projets ?
GB : « Le championnat des Côtes d'Armor qui se déroulera début avril. Mes futurs projets sont d'intégrer des sections santé par le sport dans les différents clubs Costarmoricains »

11- Pour finir, quels sont vos partenaires ?
GB : « Comme pour beaucoup de ligues et comités nos partenaires sont institutionnels, soit la DDCS et le Conseil Départemental. »

COORDONNES :

Comité Départemental de Tennis de TableLogo CD22TT
Maison Départementale des Sports
18, rue Pierre de Coubertin
22440 PLOUFRAGAN
Tél : 06/09/59/34/65
Mail : comite@cdtt22.com


 LE KARATE ET SES DISCIPLINES ASSOCIEES

Mai 2016

Mme Marie-Thérèse KERGUELEN, trésorière du Comité Départemental de Karaté et de ses disciplines associées et présidente du club de Quessoy, a accepté de nous rencontrer pour mettre en valeur ces arts martiaux. Et oui, nous ne pouvons pas nous bloquer à la seule discipline qu’est le karaté. La fédération française y associe 6 autres disciplines.

karate réduite1- Qu’est-ce que le karaté ? Est-ce un art martial ?
M-T Kerguelen : « Oui, le karaté est un art martial japonais qui tient son origine de l’île d’Okinawa. Il consiste en l’utilisation de techniques à la fois offensives et défensives faisant appel à toutes les parties du corps.
Pour représenter au mieux mon comité, je tiens à préciser qu’on ne se restreint pas au Karaté, Karaté Contact ou Nihon Tai Jistsu. Il ne faut surtout pas oublier toutes les disciplines associées qui vont des Arts Martiaux Chinois (Kung Fu, Tai Chi, Boxe Chinoise, Qi Gong, aux Arts Martiaux Vietnamiens en passant par le Krav Maga (d’origine israélienne à vocation de défense). Nous avons aussi une activité plus fitness en musique le Bodykaraté ou le BodyViet.
Notre fédération qui est Olympique depuis décembre 2016 regroupe toutes ces pratiques qui répondent à un large public jeune et moins jeune.
57% de nos licenciés font du karaté, tous les autres sont répartis dans les autres disciplines. »

2- Qu’est-ce qui différencie les différentes disciplines, les différents arts martiaux ?
MTK : « Leurs origines : elles peuvent être chinoises, japonaises, vietnamiennes, américaines… Leurs techniques : est-ce qu’on utilise une arme, les pieds, les poings ?
Toutes nos disciplines sont très codifiées avec des programmes d’apprentissages progressifs et une réglementation fédérale applicable à tous les clubs.»

3- La pratique est-elle individuelle ou en équipe ?
MTK : « Comme au Judo ou en Aikido, pour comprendre les techniques, les mettre en œuvre et progresser le travail avec un partenaire est incontournable. En compétitions nous retrouvons des épreuves individuelles et par équipe que ce soit en Technique (enchainements codifiés) ou en Combat. »

4- Quel public pratique ce sport ? Faut-il des compétences spécifiques pour pratiquer ces arts martiaux ?
MTK : « Ce sport est ouvert à un public mixte de 4 ans (mini-poussins) à 66 ans et plus. Dans notre département, 40% des licenciés sont des femmes.
Les arts martiaux permettent de développer ou d’acquérir différentes compétences telles que la réactivité, la souplesse, l’appréhension de l’espace et du temps, la précision, la puissance et la force. Pour les Séniors, elle permet de conserver équilibre et mobilité articulaire et une plus grande confiance en soi. ». Quelques clubs ont ouvert des sections spécifiques aux Séniors et un Club d’Arts Martiaux Chinois a ouvert une section Tai Chi réservée aux personnes atteintes d’un cancer du sein ou aux personnes malvoyantes dans une orientation sport santé/sport bien être. »

5- En tant qu’art martial, le karaté amène-t-il à un état d’esprit particulier ? Voyez-vous les mentalités évoluer avec la pratique ?
MTK : « Le fait que ce soit un sport de combat entraîne de nombreuses règles qui sont la base de notre sport. Le respect est primordial. Nous parlons du respect de son adversaire bien sûr mais également de soi-même, de son entraîneur, de son environnement. Le salut, extrêmement codifié et différent selon les disciplines représente bien la discipline qui entoure les sports de combat. Il est formellement interdit d’utiliser les techniques en dehors du dojo.
L’évolution des mentalités s’observe grâce à l’état d’esprit présent lors des entraînements. Les plus grands, les plus forts...aident, partagent et surtout transmettent aux plus jeunes. L’idée est de toujours progresser, apprendre dans sa technique, rester ouvert et de transmettre un maximum ses acquis. »

6- Comment se déroule une séance d’entraînement type ?
MTK : « Nous commençons par le salut qui prend une place importante puisqu’il y a l’apprentissage de ses codifications qui se font dans la langue d’origine. Ensuite, c’est plutôt classique : échauffement, travail en technique ou en combat, étirements et salut. »

7- Où peut-on pratiquer ? Un dojo est-il nécessaire ? Combien de clubs et de licenciés dans le 22 ?
MTK : « Il est vrai que pour la majorité des disciplines, le dojo est nécessaire notamment pour une question de sécurité et de confort des pratiquants. La protection des pratiquants est la règle notamment pour les pratiques combat avec l’utilisation de protections individuelles à l’entrainement et en compétitions. Mais certaines activités comme le Qi Qong ou le Tai Chi peuvent se pratiquer en extérieur si le temps le permet.
Dans le département, vous pouvez trouver 30 clubs actifs qui regroupent à ce jour 1245 licenciés. »

8- Y’a-t-il beaucoup de compétitions ? Comment fonctionnent-elles, par classement, en fonction des grades (DAN) ?
MTK : « Vu le nombre de disciplines, nous avons beaucoup de compétitions qui se font par épreuves (technique ou combat), en individuel ou par équipe. Par contre, on ne tient pas compte des grades/de la couleur de la ceinture.
Pour le passage des grades, il s’agit d’épreuves très codifiées qui peuvent aller jusqu’à la présentation d’un mémoire pour le 5ème Dan et plus. Tous les grades délivrés par la fédération sont des grades reconnus par un organisme d’Etat (Commission Spécialisée des Grades et Diplômes Equivalents). »

9- Quels sont les résultats dans les Côtes d’Armor ?karate2
MTK : « Nous avons eu de très bons résultats la saison passée au niveau régional, inter régional et national. Par exemple, en karaté contact : 2 podiums en championnat de France dont une première place ; en Arts Martiaux Vietnamien : 7 podiums en championnat de France dont 2 premières places et je suis loin d’être exhaustive. Les résultats de cette saison sont déjà très prometteurs au niveau régional et interrégional en Karaté, Karaté Contact et Boxe Chinoise. »

10- Quel est le rôle et les objectifs du comité départemental ?
MTK : « En tant qu’organe déconcentré de la F.FD.D.A, nous avons pour missions d’organiser, de contrôler et de développer la pratique du karaté et de ses disciplines associées. Nous fédérons les clubs et veillons à l’application des règles fédérales. Nous valorisons les actions des clubs, les résultats des pratiquants et de leurs professeurs. Nous organisons les compétitions Karaté de niveau départemental et organisons les épreuves de 1er et 2ème Dan en Karaté et Karaté Contact. Nous assurons, en lien avec la Ligue, la formation et le perfectionnement des encadrants et des dirigeants. Nous sommes aussi les interlocuteurs privilégiés du CDOS, du Conseil Départemental, de la DDCS22 et des institutionnels locaux. »

11- Quels sont vos événements et vos projets ?
MTK : « Le début de saison a été marqué par la mise en place d’une nouvelle équipe à la tête du Comité. Michel Pétagna, notre nouveau Président, souhaite impulser une dynamique interclubs et intergénérationnelle toutes activités confondues. Il s’est fixé pour objectif de visiter l’ensemble des clubs toutes disciplines confondues au plus tard à fin 2017. C’est un beau challenge compte tenu du calendrier chargé. Cette saison nous allons organiser deux stages Interclubs et Inter disciplines pour renforcer les échanges de pratiques dans un esprit d’ouverture. L’Equipe Technique a été reconduite et notre responsable Arbitrage va organiser deux stages de formation pour attirer, former et fidéliser un team arbitrage 22.
Nous avons fait évoluer notre site Internet pour en faire une véritable vitrine pour nos clubs et nos disciplines.
En lien avec la Ligue Bretagne nous allons contribuer au nouveau Projet Sportif Territorial de la nouvelle olympiade. C’est particulièrement important pour nous puisque le Karaté sera sport olympique de démonstration en 2020 au Japon sa terre d’origine. »

12- Quels sont vos partenaires ?
MTK : « Nous travaillons avec KMJ, notre fournisseur d’équipements d’arts martiaux. Autrement, nous sommes beaucoup aidés par le Conseil Départemental, la ligue Bretagne, nos collègues des 3 autres comités départementaux bretons et la FFKDA. »

Souhaitez-vous rajouter quelque chose ?
MTK : « On (karaté et ses disciplines associées) fait tous partie d’une même famille. Il faut tout de même que chaque discipline conserve ses spécificités. Chaque club doit garder son esprit, son « ADN » pour développer et fidéliser ses licenciés.
Le but est de garder le sourire et de faire en sorte que le dynamisme actuel continue. » La signature fédérale de cette saison est « L’Esprit Martial » et cela résume bien les choses. »

Logo FF KaratCOORDONNEES :
Comité Départemental de Karaté et de ses disciplines associées
Président : Michel PETAGNA
18 Rue Pierre de Coubertin
22440 PLOUFRAGAN
Tel : 06 63 67 33 62
Mail : presidentcdkda22@gmail.com
Site : http://sites.ffkarate.fr/cdkcotesdarmor/


LE SPORT HANDICAP :
INTERVIEW DE SANDRINE LABORIE (CD Sport Adapté) et ANNE-LAURE LE YAOUANC, CLEMENT BLONDEL (CD Handisport)

Janvier 2016

A travers l’interview de leurs salariés, Evelyne ANGOUJARD (présidente du Comité Départemental Handisport : CDH22) et Stéphane APPRIOU (président du Comité Départemental du Sport Adapté : CDSA22) souhaitent valoriser et promouvoir les activités physiques et leurs bienfaits pour les personnes en situation de handicap. Le but est de proposer à ce public de nombreuses activités adaptées à l’aide de création de section handisport ou sport adapté dans les clubs sportifs.

Handi BB1- Qu'est-ce Handisport / Sport Adapté ? Leur rôle ? Leur fonctionnement ? Leurs objectifs ?sport adapt 2

SL : « Le comité du Sport Adapté est une association de loi 1901 qui a sa fédération. La Fédération Française du Sport Adapté (FFSA) est une fédération multisports qui a reçu délégation du Ministère des sports pour organiser et développer la pratique sportive des personnes en situation de handicap mental et/ou psychique. Son objectif est de permettre à toute personne handicapée mentale ou psychique, de pratiquer le sport de son choix, dans un environnement favorisant son plaisir, sa performance, sa sécurité et l'exercice de sa citoyenneté. Son fonctionnement est le même que toutes les autres fédérations : pratique de loisir ou compétitive jusqu'au haut niveau. »
ALLY : « Notre comité est affilié à la Fédération Française Handisport. La FFH est également une fédération multisports, qui a pour mission de proposer une activité sportive adaptée à toute personne présentant un handicap physique ou sensoriel. »
CB : « Nos objectifs sont de développer la pratique à destination des jeunes, de développer le handisport au niveau des zones dites désertiques, de développer la politique du sport-santé et de développer la compétition. »

2- Quel est votre public ? Est-ce le public qui différencie vos comités ?

CB et SL : « Le Handisport s’adresse aux personnes en situation de handicap moteur et sensoriel alors que le Sport Adapté s’adresse aux personnes en situation de handicap mental (déficience intellectuelle (QI)) et/ou psychique (maladie mentale, troubles psychiques). »

3- Quel sport proposez-vous de spécifique ?

SL : « Pour nous, tous les sports peuvent être proposés tant qu'il y a l'envie de la personne et un encadrement adapté. La FFSA propose plus de 50 disciplines sportives. Sa spécificité concerne les activités motrices pour les personnes lourdement handicapées. Elles peuvent concerner beaucoup de disciplines sportives mais ne rentrent pas dans leurs logiques internes proprement dites. Sur nos 400 licenciés dans le département, environ 30 % participent à ces activités motrices. »
CB : « Contrairement au Sport Adapté, nous avons nos propres sports spécifiques et codifiés comme la boccia (une sorte de jeu de pétanque), le foot fauteuil, le basket fauteuil…"
ALLY : « La FFH a des disciplines spécifiques comme le dit Clément mais une personne en situation de handicap peut pratiquer également selon son handicap tout autre sport, 29 disciplines sont organisées par la FFH : natation, athlétisme… Des adaptations du règlement peuvent avoir lieu avec du matériel spécifique utilisé. »

4- Quel est le but de votre poste ?
CB : « En fait, notre but est de répondre à la loi 2005 qui demande l'égalité de droits et de chances des personnes en situation de handicap.»
SL : «Cela passe par des interventions sportives dans les établissements spécialisés où nous répondons voire même créons des besoins. Ensuite, quand cela est possible, nous mettons en lien les institutions avec les clubs afin de favoriser leur intégration. Il y a tout un travail de développement et de sensibilisation à effectuer notamment auprès des clubs sportifs ordinaires. »
ALLY : « On travaille sur le développement des activités Handisport dans les clubs valides, les pratiquants handisportifs sont intégrés au sein du club comme n’importe quel licencié… Notre rôle : accompagnement des clubs, formation et conseils aux encadrants sportifs, conseils sur le matériel spécifique, sur l’accessibilité des lieux de pratique… »sport adapt

5- Quels événements mettez-vous en place ?

CB : « Afin de répondre à notre objectif d'aller dans les zones désertiques, nous organisons, cette année, le Projet Armor Tour. Il s'agit de faire le tour du département sur différentes dates en mettant en place des actions et des démonstrations avec l'aide des clubs locaux pour créer des sections dans les clubs existants ou des clubs Handisport.»
SL : « Nous organisons principalement des événements pour nos licenciés, soit des journées loisirs, soit des compétitions. Comme Handisport, nous travaillons avec le Conseil Départemental sur des journées de sensibilisation sur un territoire. On invite tous les clubs sportifs de ce territoire pour leur permettre d’avoir un premier contact avec le public, nous souhaitons « casser les barrières » et si possible créer des sections Sport Adapté dans ces clubs. On travaille au maximum avec le mouvement sportif ordinaire, soit en se greffant à leur manifestation soit en les associant aux nôtres. »

6- La nature des licences est-elle la même que pour les licenciés des « clubs ordinaires » ?

SL : « 80% de nos 240 compétiteurs prennent leur licence au sein d'une association Sport Adapté. La particularité de notre fédération est qu'un sportif peut prendre sa licence au sein d'un comité départemental s'il ne pratique pas d'activité physique au sein d'une association (comme pour les Instituts Médico-Educatifs (IME)). Cela représente 37 % des licenciés dans le 22. »
CB : « La fédération Handisport délivre différentes licences : la licence temporaire pour un événement spécifique et temporaire ; la licence établissement faite pour les personnes en structure ; la licence cadre ; la licence compétition et la licence loisir. Selon la licence prise, ils ont accès à la compétition ou pas. »

7- Quelles sont vos catégories pour les compétitions ?

ALLY et CB : « Chaque discipline a sa classification propre, celle du basket fauteuil est différente de la natation par exemple. Avec des examens médicaux et des tests techniques, elle répond au mieux en fonction du handicap, des capacités fonctionnelles des personnes. Un sportif entraîné peut donc changer de catégorie. »
SL : « De notre côté, 3 divisions sont proposées pour la compétition au sein de la FFSA. Elles sont adaptées aux capacités des sportifs afin qu'ils puissent concourir avec des personnes de même niveau. »

foot fauteuil ocane8- Vous avez un public spécifique, est-ce que vous ressentez des améliorations grâce au sport ?

SL : « Le sport peut bien entendu avoir des effets bénéfiques sur les personnes qui le pratiquent, c'est valable pour tout le monde, personnes handicapées ou non. Cependant, les personnes handicapées sont plus touchées par la sédentarité que les personnes « valides » et c'est pourquoi il faut les encourager à pratiquer une activité physique régulière. L'activité physique permet de lutter contre la sédentarité, la perte d'autonomie et d'éviter tout ce qui peut en découler : surpoids, obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires... Au niveau psychologique, cette pratique permet de reprendre confiance en soi et de sortir de son isolement... »
ALLY : « Par exemple, pour une personne paraplégique, pratiquer une activité sportive régulière pourra l’aider à mieux réaliser les transferts de son fauteuil à sa voiture ou à son lit. Lors de ses déplacements dans sa vie quotidienne, elle sera plus endurante et plus à l’aise pour pousser son fauteuil dans la journée etc… Ce qui est important pour garder une certaine autonomie. Les contraintes rencontrées dans la vie de tous les jours dues au handicap peuvent être moins importantes si la personne maintient, voire améliore ses capacités physiques restantes. »

9- Quels sont vos projets et en avez-vous en commun ?

CB : « Nous travaillons sur le Armor Tour et sur un livret illustré avec des personnages en situation de handicap afin d'axer notre communication vers les jeunes.
Le Sport Adapté et Handisport travaillent régulièrement ensemble sur des activités promotionnelles, de sensibilisation... »
SL : « La communication est plus difficile pour nous. Le handicap moteur est plus visuel et la fédération Handisport est plus connue. Le handicap mental/psychique peut déranger et rendre mal à l'aise, c’est pourquoi il faut continuer à sensibiliser et en parler positivement.
Mais pour revenir à nos projets, nous avons le « Challenge jeune Sport Adapté du département des Côtes d'Armor » pour les jeunes des IME, financé par le Conseil Départemental et la mise en place d'un programme sport-santé pour les personnes ne pratiquant pas d'activité physique régulière. Nous organiserons également des stages et des manifestations pour le développement du Tennis Sport Adapté. »

10- Parlons un peu du financement.

CB : « Le comité Handisport fonctionne avec « les bouchons d'amour » pour financer des fauteuils que l'on prête aux sections sportives. Nous venons d'acheter 3 fauteuils grâce aux bouchons d'amour et au CNDS. Le Conseil Départemental participe à financer le poste du salarié. Nous fonctionnons également avec des appels à projet, nos prestations facturées et quelques entreprises privées. »
ALLY : « Les personnes en situation de handicap, moteur notamment, qui souhaitent pratiquer un sport auront besoin de matériel sportif adapté à la pratique. Surtout du matériel « sur mesure » pour la compétition, comme de bonnes baskets pour un athlète. Or, ce matériel est très couteux ! C’est un réel frein au développement de la pratique Handisport. Les personnes qui débutent ne peuvent pas s’acheter un fauteuil à 1500 € voire beaucoup plus selon les disciplines (comptez 11000 € un fauteuil de foot fauteuil de compétition!) ! De même, les clubs qui démarrent sur l’ouverture d’une section Handisport doivent trouver des subventions pour acheter du matériel adapté et mettre à disposition ce matériel à ses licenciés.
Nous constituons des dossiers de demandes de subvention pour l’achat de matériel afin de le mettre ensuite à la disposition des nouveaux clubs Handisport pour les aider à se développer. Mais chaque discipline a son propre matériel spécifique et il est encore difficile pour nous d’avoir ce matériel en choix et en grand nombre au sein du comité (sans compter la difficulté d’avoir des tailles adultes et des tailles jeunes …) »
SL : « Nous avons des subventions du Conseil Départemental, du CNDS, de la Ligue de Bretagne du Sport Adapté. Nos prestations en établissements spécialisés et quelques appels à projets nous apportent également des fonds.
D'ailleurs, en parlant de financement nous cherchons de nouveaux partenaires. »
SL et CB : « En plus de partenaires financiers, nous recherchons également des bénévoles. Pour une compétition de Handisport comme du Sport Adapté, nous avons besoin d'encadrement pour les participants, pour l'arbitrage...La recherche de bénévoles est d'autant plus difficile que nous en avons souvent besoin en semaine. »
SL : « Ce n’est pas simple pour nos licenciés de prendre des responsabilités dans les associations ou d’être bénévole dans l’encadrement de nos manifestations. Du coup, il est nécessaire de recruter autrement et c’est pourquoi nous acceptons toutes les bonnes volontés. Etre bénévole dans le milieu du handicap, c’est une expérience extrêmement enrichissante. »

CONTACTS :

Logo CDSA 22Comité Départemental du Sport Adapté des Côtes d’Armor (CDSA22)
Maison Départementale des Sports
18, rue Pierre de Coubertin
22440 Ploufragan
Tél : 02 96 76 25 32
Mail : sandrine.laborie.cdsa22@gmail.com
Site : www.cdsa22.com

Logo handisportComité Départemental Handisport des Côtes d’Armor (CDH22)
Maison Départementale des Sports
18, rue Pierre de Coubertin
22440 Ploufragan
Tél : 02 96 76 25 51 ou 06 81 78 42 17
Mail : cd22@handisport.org
Site : http://handisport-cotesdarmor.org
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L'UGSEL : SPORT SCOLAIRE

Janvier 2016

L'UNSS (vu dans le précédent numéro) et l'UGSEL représentent une partie du sport scolaire en France.
L’UGSEL est l’Union Générale Sportive de l’Enseignement Libre. C’est l’un des quatre organismes nationaux de l’enseignement catholique. Dans le 22, elle est présidée par Pierre LEMAITRE aidé de son directeur départemental Jean-Pierre KERRIEN. Ils ont tous les deux acceptés de nous recevoir pour nous expliquer le fonctionnement de leur association.

UGSEL 11- Comment fonctionne l’UGSEL ? Quel est son rôle ?

PL : « L’UGSEL est une association loi 1901. Elle fonctionne donc avec des élus. Son responsable est le directeur de l’enseignement catholique.
Au niveau national, le président et le secrétaire général sont élus avec l’aval de l’enseignement catholique.
Au niveau du département, l’évêque délègue à la directrice de l’enseignement catholique.
Je suis élu depuis 1 an en tant que président de l’UGSEL du 22. »

2- Quelles sont les missions de l’UGSEL ?

PL et JPK : « Les missions sont fixées par l’enseignement catholique ainsi que par la fédération sportive.
Nous avons pour mission l’animation dans l’enseignement catholique c’est-à-dire que nous mettons en place la formation PSC1 (premier secours) pour les professeurs des écoles et pour les professeurs d’EPS qui forment ensuite leurs élèves. Nous formons les professeurs des écoles au niveau de l’EPS et nous organisons des formations pour les jeunes officiels (arbitres…) avec l’aide des fédérations du sport concerné.
Nous gérons des événements nationaux déclinés au niveau régional et départemental comme le rugbyschool (associé à l’UNSS pour certains). Enfin, nous gérons les commissions sportives c’est-à-dire toutes les compétitions sportives du second degré (collège, lycée). »

3- Quel est votre public ?

JPK : « L’UGSEL couvre tous les scolaires de la maternelle (primaire) au BTS (secondaire). Nous fonctionnons avec un système de cotisation dont le tarif est fixé au niveau national (1,40€ pour les maternelles, 2€ pour le primaire et 6€ pour le secondaire). En primaire sur 5000 cotisations, 2000 viennent aux compétitions et au niveau secondaire, nous avons 3378 participants (2014-2015) ce qui équivaut à 29% des collégiens et 12% des lycéens. Ce chiffre est en augmentation constante. »

4- Comment est organisée l’UGSEL 22 ?UGSEL 2

JPK : « Au niveau départemental, nous sommes chargés de gérer le secrétariat, les salariés, les animations, les compétitions du second degré et le suivi financier.
Pour cela, nous avons 4 salariés : un temps plein et 3 temps partiels qui sont financés par le Conseil Départemental, par une aide spécifique de l’enseignement catholique et par les fonds de l’UGSEL. Je suis à mi-temps en tant que directeur départemental UGSEL et professeur d’EPS à St Yves (St Brieuc) le reste du temps.
Des professeurs bénévoles s’engagent également dans une de nos 8 commissions sportives (1 commission pour le primaire et les autres représentent chaque discipline sportive (sports co, sports de raquettes…)) »

5- Comment fonctionnent vos événements sportifs ?

JPK : « L'UGSEL nationale fixe des thèmes/actions qui sont déclinés au niveau régional et départemental comme la balle ovale. Au niveau du 22, nous choisissons un thème tous les 2 ans. Cette année, nous avons choisi « Vive la récrée » comme thème pour nos animations.
Pour chacune de nos actions, nous y associons le comité sportif concerné et concrètement sur le terrain, selon la taille de l'événement, nous convoquons les professeurs pour aider. Par exemple, l'organisation d'un cross revient à un établissement. La préparation se fait par les professeurs et les parents avec notre aide bien sûr.
Il faut savoir que sur un événement, nous pouvons avoir jusqu'à 2000 enfants qui ont été sélectionnés. »

6- Quels sont les résultats des jeunes du 22 ?

JPK : « En 2014-2015, nous avons eu 10 champions de France individuels et 5 champions de France par équipe. Dans l'équipe nationale de volley-ball de la FISEC, 4 jeunes du 22 ont été sélectionnés. On peut dire que nous avons de très bons résultats. »

7- Les élèves des écoles catholiques peuvent être également licenciés à l'UNSS (sport scolaire du public), comment fonctionnez-vous avec eux ?

JPK : « Nous nous entendons très bien avec l'UNSS. Nous travaillons ensemble sur des opérations communes comme la journée du sport scolaire organisée avec le Conseil Départemental. Nous nous organisons également pour le planning, le calendrier des stades et salles de sport. »

8- Quels sont les projets de l'UGSEL 22 ?

JPK : « Au niveau du primaire, le 10 juin 2016, nous réunirons 1500 enfants à Loudéac pour les jeux régionaux et à Ploufragan, nous aurons également 1500 enfants pour des jeux autour de « vive la récrée » pour ceux qui n'ont pas été sélectionnés aux jeux régionaux le 13 mai 2016.
Dans le secondaire, l'établissement de Pommerit organise un cross national avec un circuit à l'intérieur du lycée qui regroupera environ 1600 jeunes en décembre 2015.»

UGSEL9- Quels sont vos partenaires pour financer ces projets ?

JPK : « Comme beaucoup d'associations sportives, nous avons les aides de la DDCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale) avec le CNDS (Centre National du Développement du Sport), du Conseil Départemental (notamment pour les déplacements), des comités sportifs pour les événements sportifs et la prise en charge de 50 % d'un animateur sportif.
Nous avons également des partenaires privés. »

10- Pour finir, est-ce que vous ressentez des « différences » du fait d'être dans un enseignement catholique ?

JPK et PL : « N'enseignant pas dans un établissement public, nous ne pouvons pas comparer. Par contre, il est vrai que nous défendons des valeurs comme le respect, la solidarité, la fraternité, la tolérance, l'ouverture d'esprit...En tous cas, il y a un suivi personnalisé des jeunes.
Il faut noter qu'une des particularités de l'enseignement catholique en Bretagne est d'ouvrir ses portes aux autres religions et nous le ressentons par le sport. Le sport avec ses valeurs peut être une réponse à certains problèmes. »

11- Avez-vous des commentaires ?

JPK : « On ne s’ennuie pas avec un mi-temps »

CONTACT :
Comité Départemental UGSEL 22
10-21 rue des Capucins
BP 30541
22205 GUINGAMP Cedex
Tél : 02 96 43 85 15
Mail : ugsel22@wanadoo.fr

 

 


L’AIKIDO : UN ETAT D’ESPRIT

Avril 2015

L’aïkido est un art martial japonais contemporain. Il est issu d’une réflexion sur le sens de la pratique martiale à l’ère moderne de son maître Morihei Ueshiba. En 1925, l’aïkido naissait en alliant plusieurs techniques de combat venant de différents sports de combat Japonais que le maître pratiquait.
C’est un sport de combat sans compétition. L’idée n’est pas de vaincre à tout prix son adversaire mais de le contrôler en lui montrant de façon proportionnelle l'inutilité de son attaque. Cet art Martial par ses mouvements harmonieux, efficace en self défense, est aussi très esthétique.
M. BERTHELO Bertrand, Diplomé d'Etat (DE) d’aïkido, est entraîneur au Club d’aïkido de St Brieuc. Il travaille également pour la ligue à l’occasion de stages de perfectionnement, de préparation des grades, de formations de professeurs… Il a accepté de nous voir pour nous expliquer concrètement l’état d’esprit et le fonctionnement de l’aïkido.

Photo Akido

Comment pratique-t-on l’aïkido ?
Bertrand BERTHELO : « La pratique se fait principalement à mains nues. Il s’agit de déséquilibrer l'adversaire puis, soit de le projeter, soit de le contrôler au sol. La position de départ peut être : les deux à genoux, l’attaquant debout et le défenseur à genoux, l’attaquant et le défenseur debout, de face ou de dos, avec ou sans armes. Il faut savoir que lors de la pratique nous sommes tour à tour attaquants puis défenseurs. Nous nous entraînons aussi avec les armes : le boken (sabre de bois), le jo (bâton) et le tanto (couteau en bois). La pratique des armes se fait sans aucune protection : à mains nues contre un tanto, un boken ou un jo mais aussi boken contre boken ou contre jo et jo contre jo. Nous apprenons donc à maîtriser nos actions d'attaque de défense. »

Quel est l’état d’esprit de ce sport ?
BB : « L’idée est de canaliser, de pacifier nos intentions agressives. On s’engage sincèrement dans l’attaque sans idée de détruire l'autre, tout en restant sous l'autorité de l'enseignant qui anime le cours. Un coup ou une technique d'aïkido peuvent décider de la vie ou de la mort. Mais l'Aïkido fait le choix du vivre ensemble, d'essayer d'harmoniser les protagonistes pour ne faire qu'Un, créant ainsi ce moment magique, entre l'attaquant et le défenseur, si particulier et si beau que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. Ce n'est pas en utilisant la force et la rapidité que vous serez bon en Aïkido... C'est tout simplement par le respect de soi et de l'autre, en trouvant le bon timing et en réussissant à relâcher votre propre tonus musculaire au moment opportun que vous pourrez contrôler l'adversaire.
Le but est de rester calme et serein au cœur de la tempête. Nous travaillons beaucoup sur la détente musculaire et la non force. Il n’y a pas de comptage de points. Nous sommes davantage dans l'expression du mouvement juste, dépouillé de ce qui pourrait entraver sa réalisation. Cela nous permet de développer un état d'esprit perfectionniste, juste, et de développer tout en s'amusant les qualités humaines au plus haut niveau en étant centré. »

Est-ce que vous avez pu observer des changements de comportement dus à la pratique ?
BB : « En tant qu’entraîneur, je suis témoin de réelles transformations chez certains pratiquants. Je peux observer l’évolution de leur état d’esprit et cela passe par l'entrainement et la sueur dans un climat harmonieux, sérieux et convivial, sans excès, la voie du milieu... »

Comment se déroule un entraînement ?
BB : « Il s’agit d’un entraînement traditionnel comme au japon, sur un Tatami (parfois dehors). Il se déroule dans un dojo dont la signification est « lieu où l'on pratique la voie intérieure, où l'on se tourne vers l’intérieur de soi pour s’améliorer, se pacifier ». Nous débutons et nous terminons la séance à genoux pour se recentrer par des exercices respiratoires ou qi-gong. Chacun peut, en accord avec son partenaire, aller jusqu'au bout de ses propres limites physiques par l'entraînement dans le respect de l'autre et du groupe. Les sportifs peuvent ainsi avoir un entraînement de qualité et ralentir l'intensité de leur engagement à tout moment.
Il y a trois catégories de cours suivant les âges (enfants/ados/adultes). Les niveaux sont mélangés au sein d'une même catégorie de cours. Un débutant peut se retrouver avec un gradé ceinture noire pour la pratique mais le plus expérimenté a un devoir de transmission pour le faire évoluer techniquement, humainement, ainsi évoluer ensemble. »

Quel équipement est nécessaire à la pratique ?
BB : « Au début, les « armes » sont prêtées. La tenue préconisée est le Keiko Gi ou kimono (vêtement de pratique dont le coût va de 20€ à beaucoup plus cher). A partir du 2ème kyu (grade équivalent à la ceinture violette), on rajoute le hakama qui est la tenue des arts martiaux traditionnels. »

Quel public trouve-t-on à vos entraînements ?
BB : « Les enfants peuvent commencer l'aïkido vers 7/8 ans, les adultes peuvent démarrer à tout âge et continuer, même à un âge avancé puisque la pédagogie de l'aïkido le permet. La pratique est donc ouverte à tous : hommes, femmes, enfants, dont 20% de femmes et 20% de jeunes sportifs. Dans les Côtes d’Armor, plus de 300 licenciés environ se retrouvent dans les 8 clubs présents sur le territoire sachant que plus du tiers est au club de St Brieuc. »

Comment fonctionne l’aïkido en France ?
BB : « Il existe seulement deux fédérations habilitées à décerner les grades Dan et les diplômes d'enseignement reconnus par l'état. Nous dépendons de la Fédération Française d’Aïkido et de Budo. En Aïkido il n’y a pas de compétition mais de très nombreux stages de perfectionnement sont organisés tout au long de l'année et pendant les vacances scolaires. En ce qui concerne les niveaux, nous fonctionnons avec le même système de grades que le Judo ou le Karaté selon le modèle japonnais. Cela va du 6ème kyu au 1er (juste avant la ceinture noire). Au niveau de la ceinture noire, ça commence au 1er Dan. En France les plus hauts gradés, très peu nombreux, sont 7ième Dan. »

Comment se passent ces changements de grades ?
BB : « L’organisation se fait conjointement avec l’autre Fédération (Fédération Française d’Aïkido et Arts Affinitaires). Le jury est composé de brevetés d’état ou de brevetés fédéraux des deux fédérations ayant suivi une formation complémentaire de juge examinateur avec stage de validation tous les 2 ans. Ils sont au minimum ceinture noire 4ième Dan pour faire passer les 1er dan et 2ème Dan. Un juré annonce une technique (en japonais) et le candidat doit l’exécuter immédiatement sans prendre le temps de réfléchir. On y observe l'engagement, la cohérence technique, la fluidité, les déséquilibres, la disponibilité, le respect de l'autre, l'attitude, la centration et la présence. »

Qu’est-ce qui remplace les compétitions ?
BB : « Les passages de grades marquent, évaluent le niveau des pratiquants mais ils sont aussi un moment privilégié se rapprochant d'une ambiance de compétition, les deux différences sont que le candidat est admis ou refusé et qu'il n'y a pas de médaille à cette occasion.
Il existe des stages : des rencontres départementales, régionales, inter-régionales, nationales et internationales sont organisées en Bretagne. Elles peuvent regrouper lors des stages internationaux plus de 350 pratiquants sur un même tatami et ça va du débutant au 8ème dan (pour les maitres Japonais).
Pour y participer, il suffit d’avoir une licence et un certificat médical. »

Pour finir, comment définiriez-vous l’aïkido ?
BB : « C’est un art martial de paix. »

 


 LE SPORT SCOLAIRE : LE TRAVAIL DE L’UNSS

Avril 2015

 

L’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) est une association loi 1901 qui existe dans tous les établissements scolaires publics du second degré (collèges et lycées, les établissements privés peuvent également y adhérer). M. Petrynka est son directeur national depuis 2010.
Après plusieurs années en tant que professeur d’EPS (Education Physique et Sportive), M. DUPART Jean-Michel a été mise à disposition à mi-temps à l’UNSS du 22 (2009) en charge du district de St Brieuc. Depuis le 1er septembre 2014, il est le nouveau directeur au service départemental de l’UNSS. Il est donc un salarié de l’Education Nationale mise à disposition à temps complet pour l’UNSS et devient ainsi le conseiller technique pour le sport scolaire auprès de la directrice académique. Il a accepté de nous recevoir pour répondre à nos questions sur la situation du sport scolaire dans les établissements publics.


Quel est le rôle de l’UNSS ?
J-M D : « Nous organisons les compétitions du niveau départemental au niveau national qui se déroulent dans le 22. En plus du côté sportif, nous gérons la logistique (transport, restauration,JNSS 3 hébergement si besoin). Si la compétition se fait en dehors du 22, je gère le transport. L’UNSS gère tous les championnats par équipe. Ces derniers sont arbitrés à tout niveau par de jeunes officiels que nous formons. Les formations de jeunes officiels concernent également les rôles de dirigeant, d’organisateur, de reporter, de secouriste, de coache.
Il s’agit aussi de construire un projet départemental pour développer, faciliter, stimuler des projets au profit de ce qui se fait déjà ou d’initiatives au niveau des Associations Sportives (AS). »

Quels sont les objectifs de l’UNSS ?
J-M D : « Organiser des entraînements, des compétitions, des rencontres afin de développer la vie associative dans les AS. La mission est à la fois éducative, sociale et de santé publique. »

Quel est le public de l’UNSS au niveau départemental ?
J-M D : « Chaque établissement scolaire public du second degré doit avoir une association sportive (AS) qui adhère à l’UNSS et dont le président est le chef d’établissement. Chaque élève a le choix d’y adhérer ou pas sachant que la cotisation coûte en moyenne 15€. »

Combien le 22 compte-t-il de licenciés ?
J-M D : « En 2013-2014, le département comptait 7854 élèves licenciés soit plus de 25% des élèves. En France, l’UNSS compte plus d’ 1 million de licenciés. »

JNSS 4Quels sports sont proposés à l’UNSS ?
J-M D : « 41 activités sportives différentes sont proposées dans les côtes d’Armor. Cela va de l’athlétisme au badminton, de la voile, au Handball… L’UNSS met en avant des formules mixtes où des combinaisons de sport sont possibles (comme le badten : combinaison de tennis de table et de badminton…). A ce propos, le 22 a innové avec le biathlon. Il s’agit d’associer une épreuve énergétique telle qu’un raid ou une course d’orientation avec un tir laser. En peu de temps cette activité a su faire ses preuves."

Combien d’évènements sportifs vous pouvez organiser et combien d’élèves cela représente sur une compétition ?
J-M D : « En 2013-2014, nous avons organisé 28 championnats départementaux, 13 académiques et 2 championnats de France. Ces compétitions peuvent regrouper de 400 élèves pour un raid à 2500 pour un CROSS. »

Comment gérez-vous l’organisation le jour même ? Faites-vous appel à des bénévoles ?
J-M D : « Non, nous faisons rarement appel à des bénévoles. Les personnes présentes sont des professeurs d’EPS qui ont dans leur service 3 heures forfaitaires dédiées à l’animation de l’As et à la présence aux compétitions. La collaboration de l’Inspection Académique et du Chef d’Etablissement est primordiale. »

Quels sont les meilleurs résultats sportifs de nos élèves ?
J-M D : « Cette année, 15 établissements vont participer à des championnats de France (Pléneuf en Triathlon, Erquy en Tir à l’ARC, Lamballe en foot, Le Braz en natation et Basket, Dinan en Danse, Freyssinet en Volley…). Nous organisons les championnats de France de Badten (10 au 12 juin) et de kitesurf (1 au 3 juin). Six personnes de Rostrenen sont parties en Guyane du 22 au 30 mars pour un raid. L’équipe de foot féminine de l’école du Sacré Cœur (école privée mais qui adhère à l’UNSS) est championne de France et championne du monde suite à sa participation à la compétition organisée au Guatemala en avril dernier. »

Quels sont vos projets ?
J-M D : « Les axes nationaux sont :UNSS 1
- de se rapprocher des publics plus éloignés des pratiques sportives : les filles (sachant qu’il y a 60% de garçons et 40% de filles dans les AS) ; les personnes en situation d’handicap (dans le 22, l’UNSS a une convention avec les IME pour les cross, le handball, les sports de raquettes et de plein air
- d’aller vers les quartiers prioritaires
- de former les élèves et les enseignants
- d’aller vers l’internationalisation
- de développer le développement durable. »

Avez-vous un commentaire ?
J-M D : « Oui, je tiens à signaler que nous avons la chance dans le 22 d’avoir un partenaire important qu’est le Conseil Général. Il aide au quotidien sur de nombreux projets le service départemental de l’UNSS et les Associations Sportives. »

 

 


LE CANOE-KAYAK, AU COEUR DE LA NATURE

Décembre 2014

Le Canoë-Kayak fait partie des Activités Physiques de Pleine Nature (APPN). Son existence remonte au temps des Indiens et des Inuits.
Les Indiens utilisaient le canoë pour descendre les rivières et les Inuits se servaient des kayaks pour chasser.
Mais depuis quand est-ce devenu une discipline sportive ? Comment se structure ce sport ? Qui le pratique et où ?
Mr Erwan Garzuel, président du comité départemental de Canoë-Kayak, a accepté de nous rencontrer pour nous partager son expérience sur cette APPN.

photo CK2  Tout d’abord, quel est votre parcours dans cette activité ?
  Mr Erwan Garzuel : « J’ai plus de 15 ans de pratique. J’encadre les loisirs et quelques stages dans mon club (Guingamp) où  je     suis également bénévole dans le Conseil d’Administration (CA). Pour terminer, ça fait 10 ans que je suis président du comité de Canoë-Kayak. »

  Qu’est-ce qui différencie le Canoë du Kayak ?
  EG : « Dans le Canoë, on est à genou et on pagaie avec une pagaie simple alors que dans le Kayak on est assis et la pagaie est   double. »

  Comment est-il structuré dans le 22 ?
  EG : « Les structures existent depuis environ 60 ans dans le 22. Depuis 40 ans le comité gère cette activité. Il aide 22 centres nautiques dont 18 clubs à s’organiser et à s’occuper des 1000 licenciés. »

  Quel matériel est nécessaire pour la pratique de ce sport ?
  EG : « Le pratiquant doit juste venir avec une tenue adéquate. Le club fournit le canoë ou le kayak et le gilet de sauvetage. Par contre, selon le niveau et la discipline pratiquée, le bateau ne sera pas le même. Il existe différentes tailles, différents poids d’embarcations selon qu’on pratique le kayak en mer ou en rivière ou si l’on en fait en loisir ou en compétition. Pour donner une idée, le prix d’achat d’un canoë ou d’un kayak varie de 400 à 2000 voire 3000 €. »

De quelles disciplines vous parler en canoë-kayak ?
EG : « Notre sport offre beaucoup de choix aux pratiquants : kayak de rivière ou de mer, le slalom, la course en ligne, la descente, le wave ski (surf sur une vague avec une pagaie), le surf ski qui permet de faire de longue distance en mer… »

Qui peut pratiquer cette activité ? Faut-il être licencié ?
EG : « A partir de 9-10 ans, tout le monde peut venir essayer le canoë-kayak (avant les enfants sont trop petits par rapport à l’équipement). Il est également nécessaire de savoir nager. Le public extérieur au club sera encadré par un Brevet d’Etat (BE).
La licence est nécessaire pour les entraînements réguliers du club. Elle coûte de 100 à 200€ »

Quel public trouve-t-on dans les structures (base nature, club…) ?
EG : « Le canoë-kayak fonctionne avec 50% de loisirs et 50% de compétiteurs. Le public est plutôt masculin et la discipline privilégiée dans le 22 est le slalom malgré la présence de la mer. En fait, chaque club a sa discipline favorite souvent en fonction de son lieu de pratique même s’il pratique toutes les disciplines en général. »

Les courses se font-elles toujours en individuel ?
EG : « En fait, c’est un sport individuel de groupe. On est seul sur le bateau mais jamais seul sur l’eau. Les sorties se font toujours à plusieurs. Il existe également une course par équipe en slalom et descente. Trois bateaux sont au départ et partent en même temps. Le temps est comptabilisé avec le dernier arrivé. »

Qui organise les compétitions ?
EG : « Ceux sont les clubs mais nous faisons en sorte de varier ces clubs organisateurs dans le 22 pour courir sur différentes zones de pratique. Dans le 22, nous organisons bien sûr des compétitions départementales mais aussi régionales et nationales (sachant que la N1 est le meilleur niveau national). »

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Quelles sont les règles de sécurité ?
EG : « Les pratiquants ont un gilet de sauvetage et doivent savoir nager. Un bateau est présent sur l’eau en cas de problème.De plus, avant la pratique, nous vérifions le niveau d’eau pour les rivières et la météo pour la mer. »

Le 22 possède-t-il de bons compétiteurs ?
EG : « Oui, tous les ans, nous avons des jeunes qui participent à des compétitions européennes. Je pense notamment au niveau international à Sébastien Combot (Vice-champion du Monde de Slalom et champion par équipe), Charlène Le Corvaisier (Vice-championne du Monde de descente sprint en individuel et en équipe)…
Le Conseil Général (CG) et la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS) aident beaucoup dans le 22 ce qui nous permet d’avoir des résultats. »

Ces jeunes « prodiges », dans quelles structures s’entraînent-ils ?
EG : « Pour les jeunes, il y a la filière club, la filière CLE (Centre Local d’Entraînement) à Lannion où ils pratiquent au minimum 6h par semaine entre le club et le CLE, le pôle espoir et le pôle France. En plus d’être sur l’eau, ils font de la musculation et de la course car ce sport demande de la tonicité et de la puissance musculaire surtout pour le haut du corps. »

Quelles sont les évolutions à venir ?
EG : « Actuellement, les évolutions se font au niveau des infrastructures. On parle ici des bâtiments, des vestiaires pour accueillir le public. Dans le 22, il y a un projet de réaménagement sous le barrage de St Barthélémy. »

 


 LE TRAIL : UNE SENSATION DE LIBERTE

Décembre 2014

Le trail est un sport en vogue. Anciennement connu sous le nom de cross country, cette activité physique pratiquée par de plus en plus de coureurs est très présente dans les événements sportifs des week-ends.
Mais qui organise ces courses ? Que nécessite la mise en place des trails ? De qui dépend ce sport ?
Pour répondre à ces questions, Mr Bernard COSSON, président de la Commission Départementale des Courses Hors Stade (CDCHS), a bien voulu nous donner de son temps.

Qu’est-ce que le trail ?
Mr Bernard COSSON : « Le trail est une course d’endurance qui se déroule en pleine nature contrairement aux courses hors stade qui se font sur route (marathon…).photo trail 2
Il ne faut pas les confondre avec les raids qui sont des courses multisports. Ces dernières ne dépendent pas de la commission des courses hors stade. »

De qui dépend la commission départementale des courses hors stade (CDCHS) dont vous êtes le président dans le 22 ?
BC : « La CDCHS 22 dépend du Comité Départemental d’Athlétisme (CDA) dont Pierre LEMAITRE est le président. Je suis élu pour cette commission par les organisateurs de courses à pieds (comités des fêtes, les clubs, toutes les associations qui font une course hors stade…) et non par les clubs d’athlétisme. Je n’ai donc pas le droit de vote au CDA.
En 2016, ça fera 20 ans que je suis dans le bureau dont 12 ans en tant que président. »

Quel est le rôle de la CDCHS ?
BC : « La CDCHS n’organise pas de courses. Elle s’occupe de gérer le calendrier en fonction des lieux et des parcours sachant que dans le 22 il existe 110 courses pour 52 semaines. La commission est également l’intermédiaire avec la préfecture notamment pour les dossiers d’autorisation. »

D’ailleurs, qui peut organiser un raid et comment ?
BC : « N’importe quelle association peut mettre en place une course hors stade. Pour cela, elle doit s’inscrire au calendrier de la CDCHS 1 an avant l’événement. La CDCHS lui communique alors la liste des documents à lui fournir. Un dossier complet doit être adressé 3 mois avant la course pour validation du CDA avant l’envoi à la préfecture en 6 exemplaires. »

Quels sont ces documents à fournir ?
BC : « La mise en place d’une course demande un gros travail en amont. Il faut entre autre remplir le formulaire de la préfecture (fourni par la CDCHS), avoir les avis des maires des communes traversées, les listes des signaleurs avec leur permis de conduire, le règlement de la course, le parcours. Selon le lieu, les organisateurs fournissent le dossier Natura 2000 pour les zones protégées.
Au niveau de la sécurité, une convention avec un organisme agréé par le Ministère de l’Intérieur (la Protection Civile ou Croix Rouge ou…) doit être signée. Selon le nombre de participants, un docteur et une ambulance devront être présents sur le site. Le SDIS (incendie et secours), le SAMU et la police ou la gendarmerie sont prévenus par courrier. »

Nous avons vu le côté « organisation », parlons maintenant des participants.
Quelles sont les conditions pour participer à un trail ? Faut-il être licencié dans un club d’athlétisme ?
BC : « Toutes les courses sont ouvertes à tout le monde. En général sur une course 80% des participants ne sont pas licenciés. Ils doivent juste fournir un certificat médical d’aptitude à la pratique de la course à pieds en compétition. »

photo trail 3A partir de quel âge peut-on participer aux courses hors stade ?
BC : « Tous les âges sont les bienvenus. Par contre la législation prévoit une distance maximale en fonction de la catégorie. Par exemple, les cadets ne peuvent pas courir une distance supérieure à 15 km. »

Avez-vous des commentaires particuliers ?
BC : « Comme nous avons pu le voir, les courses hors stade sont très réglementées au niveau de l’organisation pour des raisons évidentes de sécurité. Or, certaines manifestations qui peuvent avoir lieu autour d’une œuvre caritative ne sont pas soumises aux mêmes normes notamment par rapport aux secours. Il faut faire attention à cela pour éviter un accident. Il serait normal de demander les mêmes documents. »

Pour tout renseignement supplémentaire, vous pouvez contacter Mr COSSON : jyb.cosson@wanadoo.fr